DIX QUESTIONS À UN ARPENTEUR
25 Mai 2021

{Dix questions à un arpenteur}

Arpenteur de métier, Robert Clouâtre, résident des Laurentides, a débuté sa carrière de technicien en arpentage il y a 18 ans. Il est aujourd’hui arpenteur calculateur pour une entreprise d’excavation dans le secteur minier, ce qui l’amène à travailler à Fermont pour des périodes de 14 jours intensives suivies de 7 jours de congés. Il a répondu à nos questions sur son métier où l’on constate une pénurie de main-d’œuvre.

1.En quoi consiste votre travail d'arpenteur ?

Tout d'abord, je fournis les données de niveau et de limites d’excavation pour enligner la machinerie d’excavation. J’estime les quantités de matériaux pour la réalisation de certains travaux.

J’effectue des travaux de modélisation. L’arpenteur-topographe a aussi à mettre les piquets et à faire les relevés.

2. Pourquoi avez-vous choisi ce secteur d’activité ?

Initialement, j’avais une idée bucolique du métier, je m’imaginais mesurer en forêt, dans la nature, alors que finalement aujourd’hui, j’effectue surtout du travail de bureau.

À l’époque, j’avais 26 ans, je cherchais aussi une formation rapide.

3. Lorsqu’on aperçoit les arpenteurs dans les rues, que mesurent-ils ? Y a-t-il des changements à nos terrains, nos maisons ?

En premier lieu, dans le secteur foncier, les arpenteurs-topographes sont amenés à prendre des relevés lorsqu’il y a des changements aux propriétés (clôture, piscine, etc.), il faut savoir qu’il est nécessaire de fournir des données et des certificats à jour lorsqu’on vend sa propriété, par exemple.

Les gens nous mélangent souvent avec les arpenteurs-géomètres qui ont poursuivi leurs études jusqu’à la maîtrise, à l’université.

4. Quelles sont les formations qui permettent d’accéder au métier de technicien en arpentage ?

Avant toute chose, il faut suivre le DEP en arpentage et topographie. Cette formation est offerte au à l’École des métiers du Sud-Ouest-de-Montréal, au C.F.P. de Neufchâtel, dans la région de Québec, au C.F.P. Jonquière, au C.F.P. des Sommets, dans les Laurentides et à l’École professionnelle des métiers, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

À cause de la pénurie, certaines personnes sans formation peuvent travailler dans le secteur foncier, mais c’est plus difficile en construction.

5. Quels sont les défis de la formation ?

C’est un métier pour lequel la technologie évolue constamment, alors il est essentiel d’être à l’aise avec cela, et d’être prêt à apprendre à travailler avec de nouveaux appareils.

il y a aussi les cours de trigonométrie que certains élèves trouvent difficiles.

6. Quels sont les employeurs potentiels pour un (e) diplômé dans votre domaine ?

On peut travailler dans le secteur foncier pour un arpenteur-géomètre; pour les firmes de génie-conseil; pour les municipalités.

Néanmoins, le secteur de la construction est le plus gros employeur.

7. Quels sont les aspects positifs et négatifs du travail ?

Parmi les aspects positifs de mon emploi dans le secteur de construction, j’ai de bonnes conditions de travail, un bon salaire, le travail est varié, il y a toujours de nouvelles méthodes de travail. Comme aspects négatifs, je mentionnerais, de longues heures de travail qui nuisent à la conciliation travail-famille.

8. Quelles aptitudes devrait-on posséder pour choisir cette carrière ?

Il faut être capable de visualiser en 3D, avoir une bonne conception spatiale. C’est un métier qui demande aussi de l’autonomie, et encore davantage qu’à l’époque où j’ai commencé, où on apprenait le métier en travaillant en équipe d’arpenteur, alors qu’aujourd’hui, on t’envoie seul avec un GPS.

Enfin, il faut être minutieux, tolérant au froid, à la chaleur, à la poussière et aimer travailler en équipe.

9. À quelle échelle salariale peut-on s’attendre ?

En arpentage foncier, entre 15 et 20$ de l’heure, dans le secteur de la construction, entre 33$ et 37$ de l’heure, et quelque chose entre les de pour qui travaille dans une entreprise de génie-conseil.

10. Quelles sont les possibilités d’avancement ?

Plusieurs voies existent, en construction, on peut devenir chef d’équipe, chef arpenteur, calculateur, contremaître, voire surintendance de chantier.

Dans le secteur foncier, il est possible d’accéder au poste de chef d’équipe ou de dessinateur-calculateur. Certaines personnes vont aussi démarrer leur propre entreprise d’arpentage.

Pour en savoir plus :

Page programme du DEP en arpentage et topographie.

Faite une demande d'admission pour le DEP en arpentage et topographie.

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