DIX QUESTIONS À UN COIFFEUR
16 Décembre 2021

{Dix questions à un coiffeur}

Selon un sondage Léger publié récemment dans le Journal de Montréal faisant un rapprochement entre l’indice du bonheur et le métier, les coiffeurs et coiffeuses occupent le troisième rang. Jonathan Michaud Vaux, 28 ans, est co-propriétaire du salon Coiffure Louis Robert de Saint-Lambert. Il nous a renseignés sur son métier.

Jonathan, en quoi consiste votre travail ?

Mon travail est d’embellir les gens. Au quotidien, cela consiste à accueillir la clientèle, couper des cheveux, faire des colorations et des mises en plis, avec certaines tâches de service à la clientèle et d’entretien.

Pourquoi avez-vous choisi ce secteur d’activité ?

À 12 ans, je coiffais ma mère. J’avais retenu comment elle était souriante en revenant du salon de coiffure. Puis, adolescent, je me suis acheté un fer plat et j’ai commencé à coiffer mes amies. Je pense que j’ai toujours eu la vocation!

Quelles sont les formations qui permettent d’accéder au métier de coiffeur ?

Le DEP en coiffure, ou encore certaines formations offertes dans les écoles privées. Il est également possible de suivre un cours de barbier. Personnellement, j’ai suivi une formation au privé que j’ai fait reconnaître par le gouvernement. Depuis, je continue à me former, j’ai fait plus d’une trentaine de perfectionnements.

Quels sont les défis de la formation ?

Cela demande certaines compétences en mathématiques, surtout pour la coloration. La coupe pour homme représente également un défi pour plusieurs élèves en coiffure.

Quels sont les employeurs potentiels pour un(e) diplômé (e) dans ce domaine ?

Il est possible de travailler en salon ou à son compte, comme travailleur autonome. Il existe aussi la possibilité de travailler au sein de différents organismes, comme l’armée, le système hospitalier, etc. Certaines personnes vont préférer louer une chaise à titre de travailleurs autonomes.

Quels sont les aspects positifs et négatifs du travail ?

Parmi les éléments moins agréables, on travaille le vendredi soir et le dimanche, on peut souffrir de douleurs aux jambes, avoir de l’arthrite ou de l’inconfort à cause des mouvements répétitifs, des réactions allergiques aux produits ou encore de la sensibilité épidermique en raison des shampoings accumulés dans une journée. J’ajouterais que c’est un métier où il y a beaucoup de compétition et que construire sa clientèle et la fidéliser s’avère difficile.

Parmi les points positifs, il y a de la routine et il n’y en a pas, c’est-à-dire qu’il y a toujours du nouveau, on crée de belles amitiés avec les clients, on apprend sur une foule de sujets en discutant avec eux et on évolue au quotidien dans un environnement agréable où les gens sont de bonne humeur.

Est-ce vrai qu’un coiffeur est un peu comme un psychologue?

Oui, mais différent, car le psychologue parle peu, alors que nous pouvons donner nos conseils et encourager. Nous sommes «du soutien moral».

Quelles aptitudes devrait-on posséder pour choisir cette carrière ?

Il faut être sociable, avoir confiance en soi et avoir un sens esthétique développé. Il faut être propre, gentil, minutieux et avoir une bonne dextérité. Ce sont des qualités qui se développent.

À quelle échelle salariale peut-on s’attendre ?

Au départ, un aide-coiffeur travaille au salaire minimum avec les pourboires. Au fil des ans, il touchera une commission, en plus de son salaire de base. Un coiffeur ayant une bonne expérience peut toucher un salaire autour de 75 000$, selon le secteur géographique où il travaille; c’est généralement plus payant dans les grands centres.

Et finalement, quelles sont les possibilités d’avancement ?

On débute comme assistant, puis coiffeur junior, senior, maître-coiffeur et maître coloriste. Il est également possible de devenir associé ou propriétaire de son salon.

Partenaires et commanditaires majeurs

comQuebec comCanada comCnesst comHydroQc comCCQ comRBC