DIX QUESTIONS À ... UN SERRURIER
09 Septembre 2021

{Dix questions à ... un serrurier}

Le métier de serrurier est en pénurie dans plusieurs régions du Québec. Nous nous sommes entretenus avec Christian Piché, 46 ans, serrurier depuis 26 ans dans l’entreprise fpx amiliale, Serruriers Piché J & fils, à Montréal, pour connaître le quotidien de son métier.

1. Christian, en quoi consiste votre travail ?

J’installe des serrures classiques. J’installe, je répare et j’effectue la maintenance de systèmes de sécurité et de dispositifs électromagnétiques. Je fais aussi du dépannage d’urgence : débarrage de porte, de voiture, etc.

2. Qu’est-ce que comprend la serrurerie…?

Certaines entreprises offrent un service de réparation uniquement pour les serrureries mécaniques, mais il y a aussi les systèmes de sécurité électroniques qui occupent une place importante, les différents systèmes de verrouillage électriques, mécaniques, électromécaniques et électroniques de bâtiments, de véhicules et de coffres-forts, dans les secteurs résidentiel, commercial, industriel et institutionnel.

3. Pourquoi avez-vous choisi ce secteur d’activité ?

J’étais davantage attiré vers l’électronique, alors j’ai suivi le DEP en systèmes de sécurité. Je me suis joint ensuite à l’entreprise familiale; ma formation apportait de nouvelles ouvertures pour le commerce et mon père m’a appris la serrurerie classique.

4. Quelle formation permet d’accéder au métier ?

Le DEP en serrurerie est d’une durée de 1 290 heures. Le métier est régi par le Bureau de la sécurité privée (BSP) du Québec et la formation est désormais obligatoire.

5. Quels sont les prérequis pour suivre le DEP en serrurerie ?

Il faut avoir obtenu les crédits de 4e secondaire en langue, langue seconde et mathématique. Pour exercer le métier de serrurier, le permis d’agent est obligatoire. Il ne fait pas avoir de casier judiciaire et il y a une enquête sur les candidats avant l’obtention du permis.

6. Quels sont les défis de la formation ?

Dans le DEP en systèmes de sécurité, certaines lois mathématiques et physiques m’ont donné du fil à retordre.

7. Quels sont les employeurs potentiels pour un (e) diplômé dans votre domaine ?

Les entreprises de serrurerie, dans des établissements comme les hôpitaux et les centres de services scolaires, des entreprises d'installation de systèmes de sécurité. Il est aussi possible de partir à son compte.

8. Quels sont les aspects positifs et négatifs du travail ?

Ce n’est pas un métier très difficile et nous évoluons dans des conditions confortables. C’est de plus en plus payant à cause du phénomène de rareté; certaines entreprises offrent des conditions intéressantes pour trouver des candidats et des candidates.

En revanche, si on compare avec des métiers de la construction, par exemple, il n’y a généralement pas de syndicat ni de fonds de retraite. Enfin parmi les aspects moins attirants, il faut parfois travailler dehors lorsqu’il fait froid et être sur appel pour du dépannage de soir et de nuit, selon les entreprises.

9. Quelles aptitudes devrait-on posséder pour choisir ce métier ?

Il faut être débrouillard, avoir des habiletés manuelles et un sens de la logique développé. Dans le grand Montréal, j’ajouterais qu’il faut être bilingue.

10. À quelle échelle salariale peut-on s’attendre ?

Dès la sortie de l’école, entre 19$ et 21 $ l’heure. Avec l’expérience, le salaire peut monter à environ 30$ l’heure.

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