DIX QUESTIONS À... UNE AMBULANCIÈRE
13 Janvier 2020

{Dix questions à... une ambulancière}

Nadine Lavoie est ambulancière chez Médilac dans le nord du Lac‑Saint-Jean depuis près de douze ans. Elle a choisi de se réorienter comme paramédic après avoir d’abord étudié et travaillé comme technicienne de bureau. Elle a répondu à nos questions sur son métier.

1. EN QUOI CONSISTE VOTRE TRAVAIL?
Je me rends au point d’attente avant de recevoir mes premiers appels. Le plus gros de ma tâche consiste à évaluer les patients et à leur prodiguer des soins et des médicaments selon leurs signes et symptômes puis à les amener vers un centre hospitalier. J’ai aussi à transférer des patients entre différents centres hospitaliers.

2. POURQUOI AVEZ-VOUS CHOISI CE SECTEUR D’ACTIVITÉS?
J’ai décidé de retourner à l’école à 30 ans pour devenir ambulancière. J’ai toujours été attirée par le domaine de la santé. Aider les gens est très valorisant. J’aime aussi l’adrénaline des situations d’urgence. D’ailleurs, fait amusant, mon fils suit le même parcours que moi; il est actuellement en formation pour devenir ambulancier.

3. QUELS SONT LES PRÉREQUIS POUR SUIVRE CETTE FORMATION?
Le DEC en Soins préhospitaliers d'urgence est contingenté alors ce sont les notes qui comptent. Il faut avoir obtenu son diplôme d’études secondaires. Il y a ensuite une entrevue.

4. QUELS SONT LES DÉFIS QUE RENCONTRE L’ÉLÈVE AU COURS DE CE DEC?
Comme ambulancière, je suis amenée à faire de la réanimation, à aider des femmes à accoucher, à faire office de psychologue et à conduire à grande vitesse, alors la formation est un peu touche-à-tout. Il y a beaucoup de notions à mémoriser.

5. QUELS SONT LES EMPLOYEURS POTENTIELS POUR UN DIPLÔMÉ DANS CE DOMAINE?
Les techniciens ambulanciers sont rémunérés par le gouvernement du Québec, mais ils travaillent pour des entreprises privées, des coopératives, des OSBL ou encore pour Urgence-Santé dans les grands centres.

6. QUELS SONT LES ASPECTS POSITIFS ET NÉGATIFS DU TRAVAIL D’AMBULANCIER?
Le métier comporte son lot de défis physiques, il faut travailler dans la chaleur, le froid, parfois il faut aussi intervenir dans des espaces étroits et inconfortables. Il y a aussi de lourdes charges à transporter, souvent dans des escaliers, mais le plus difficile pour moi demeure les horaires de nuit et de soir. Parmi les aspects les plus gratifiants, il y a celui de faire la différence dans la vie des gens, de sauver des vies.

7. EST-CE DANGEREUX?
Oui. D’abord, nous passons beaucoup de temps sur la route et souvent à des vitesses élevées, ce qui accentue le risque d’accident. Il y a aussi des risques de chocs post-traumatiques et de blessures au dos.

8. QUELLES APTITUDES DEVRAIT-ON POSSÉDER POUR CHOISIR CETTE CARRIÈRE?
Il faut aimer le travail d’équipe et être capable de faire face aux imprévus. Être empathique, avoir un bon jugement et de la diplomatie.

9. À QUELLE ÉCHELLE SALARIALE UN AMBULANCIER PEUT-IL S’ATTENDRE?
Au premier échelon, le salaire est de 23,63 $ de l’heure. Il grimpe jusqu’à 35,32 $ avec les années d’expérience.

10. ET FINALEMENT, QUELLES SONT LES POSSIBILITÉS D’AVANCEMENT?
Il est possible de devenir superviseur, ou cadre dans l’entreprise qui nous embauche.

Pour en savoir plus sur ce métier, visitez le https://www.trouvetonmetier.com/metiers/technicien-ambulancier

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