Gregoire Mitchetti

Gregoire Mitchetti

J’ai longtemps été obsédé par l’aviation. Jeune, je fabriquais des avions en papier et mon adolescence a été consacrée aux cadets de l’Air. C’est justement lors d’un cours d’été à North Bay, au Canadore College des cadets de l’Air que j’ai découvert l’aspect technique que j’adore tant aujourd’hui. Là, j’ai appris à travailler sur des aéronefs, à fabriquer des pièces structurales, mais surtout j’ai découvert qu’une carrière intéressante m’attendait. Un des professeurs que j’ai rencontré lors de ce cours a été mon professeur au cégep puis mon entraîneur pour les Olympiades.

Lors de ma formation, je me suis initié à une multitude de métiers. Peu de gens le savent, mais le domaine de l’aéronautique est très large et notre formation est construite en conséquence. Qu’il s’agisse du mécanicien d’hélicoptères, de Cessna, d’Airbus, de moteur à piston ou de moteur à turbine, les probabilités sont grandes qu’ils ont tous fait la même formation que j’ai eu la chance de faire à l’École nationale d’aérotechnique.

Les tâches qui entourent un avion et ses moteurs requièrent beaucoup de rigueur technique; j’adore travailler dans un domaine où la minutie est si importante. Je prends le temps qu’il faut pour bien faire les choses du premier coup. Les gens ne soupçonnent pas à quel point sont fragiles et coûteuses les pièces avec lesquelles je travaille. Mes collègues et moi plaisantons souvent quand nous manipulons certaines composantes en disant que nous pourrions nous acheter une nouvelle voiture ou une maison avec ce que nous tenons dans nos mains.

J’ai commencé à travailler chez Rolls-Royce Canada à Lachine où je rebâtis des moteurs. J’adore ! J’aspire à progresser au sein de l’entreprise afin d’avoir plus de responsabilités et qui sait, peut-être un jour, devenir ingénieur.

À l’École nationale d’aérotechnique, j’étais le seul volontaire pour les Olympiades ! Selon moi, ça sonnait génial comme défi. Pendant la préparation, mon entraîneur Louis m’a appris à mieux critiquer mon travail en m’attardant sur les détails qui comptent lors des compétitions. Il est un mentor, j’ai encore beaucoup à apprendre de lui.

Aux Olympiades canadiennes, je me suis retrouvé parmi beaucoup de jeunes aussi passionnés que moi. J’ai aussi beaucoup aimé l’aspect compétitif. Il est rare que dans mon domaine nous fassions des courses pour savoir qui peut mieux faire une certaine tâche dans un court laps de temps, la tolérance pour les erreurs étant quasi inexistante. Aux Olympiades, ça devient comme un sport et on peut vraiment s’amuser.

Aux Olympiades françaises des métiers, je m’attends à en apprendre davantage sur les compétitions de niveau international, et aussi d’avoir la chance d’essayer des épreuves préparées par des experts européens, de l’autre hémisphère de l’aviation civile. J’ai encore beaucoup de travail devant moi. Je veux utiliser cette expérience unique comme un tremplin.

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