LA FP, DES MÉTIERS AU CŒUR DE NOS VIES ET DE L’ÉCONOMIE
07 Octobre 2021

{La FP, des métiers au cœur de nos vies et de l’économie}

Josée Péloquin est directrice de l’École des métiers des Faubourgs-de-Montréal et de l’École des métiers de l’horticulture de Montréal. Près de 70 pays sont représentés à travers les plus de 4 000 élèves qu’accueillent les deux établissements.

Enseignante en français

Formée en littérature, Josée Péloquin débute son parcours comme enseignante de français. Elle travaille ainsi auprès d’élèves et d’étudiants dont le français est la langue maternelle ou seconde. Du niveau secondaire à l’université, en passant par l’éducation des adultes, elle s’est investie au fil des ans auprès de diverses clientèles, notamment la clientèle immigrante de la région de Montréal. Au cours de sa carrière d’enseignante, elle était toujours celle qui levait la main pour prendre part aux projets qui se présentaient à elle. Son désir de permettre à ses élèves de découvrir et d’expérimenter de nouvelles choses a été sa marque de fabrique quotidienne.

Un beau jour, on lui a suggéré d’envisager un poste de directrice adjointe afin de contribuer à de nouvelles initiatives, notamment en ce qui concerne la persévérance scolaire. Une dimension qui, rétrospectivement, a été son fil conducteur depuis le début de sa carrière.

Josée Péloquin ne s’en doutait pas encore. Mais après avoir passé, et réussi, son concours de direction adjointe, c’est l’immense et stimulant univers de la formation professionnelle qui allait s’ouvrir à elle.

La formation professionnelle : une découverte inattendue

La fraîchement nommée directrice adjointe ne le cache pas : « Moi quand j’ai fait l’école secondaire, la formation professionnelle c’était pour les moins bons, ceux qui n’avaient que cette option d’exercer un métier. »

Le scepticisme initial s’est rapidement transformé en un coup de foudre. La formation professionnelle est si belle derrière les préjugés qui la dévalorise souligne la directrice. Les enseignants sont engagés, les milieux de formation sont de grande qualité, les élèves y sont impliqués et surtout, il existe un lien solide entre les compétences enseignées et les besoins du marché du travail.

Des étoiles plein les yeux

De la littérature au cosmos, il n’y a parfois que quelques pages. Pour Josée Péloquin, ce sont quelques années qui l’ont amené de la littérature à l’aventure des métiers spécialisés.

Ses premières armes, elle les a forgées en tant que directrice adjointe à École des métiers de l’informatique, du commerce et de l’administration de Montréal (ÉMICA) avant de rejoindre l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal à titre de directrice.

Elle s’en souvient : « Il faut le rappeler, j’ai une formation en littérature, j’étais enseignante, et j’arrive dans une école dans laquelle on apprend à fabriquer et à assembler des avions. Ce fut une expérience incroyable et un changement total de perception. À chaque fois que je prenais l’avion, je me disais que des gens avaient travaillé pour que je me sente en sécurité : des assembleurs, des mécaniciens de moteur, des monteurs de câbles, etc. ».

Un souvenir marquant

Alors qu’elle participait à un symposium en aéronautique, au début de celui-ci, les participants étaient invités à se présenter : certains représentaient des écoles formant des ingénieurs, des architectes, la relève demain pour résumer. Au moment de prendre la parole, la directrice de l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal explique simplement que son établissement forme, en particulier chez Bombardier, la moitié du personnel qui assemble les avions au Québec.

La formation professionnelle, essentielle ? C’est un message qu’il faut constamment marteler, car selon Josée Péloquin, les préjugés ont la vie dure et la formation professionnelle est trop souvent perçue comme inférieure. L’actualité récente a été, à ce titre, une belle preuve du contraire.

La FP est présente dans tous les secteurs des métiers de notre société et devrait être mise à l’avant-scène.

Un nouveau chapitre à l’École des métiers des Faubourgs-de-Montréal

Après 10 ans à occuper le poste de directrice de l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal, une opportunité se présente. Un poste de directrice à l’École des métiers des Faubourgs-de-Montréal s’ouvre. Une fonction qu’elle occupe encore aujourd’hui.

Cette troisième expérience dans le milieu de la formation professionnelle fut aussi enrichissante que les deux premières. De nouveaux domaines et de nouveaux apprentissages.

C’est ainsi que Josée Péloquin, avec la même énergie, s’approprie les nouveaux secteurs sous sa responsabilité, soit ceux de la mode, de la santé et de la beauté. Elle assume également, en tant que directrice de l’École des métiers de l’horticulture, la gestion des secteurs de la fleuristerie, de l’aménagement paysager et de l’horticulture.

Une trajectoire à part ? Pas nécessairement. Selon la directrice, elle est un bon exemple que la formation professionnelle c’est pour tout le monde et qu’il ne s’agit pas d’un milieu à part.

« Je vois des gens extraordinaires tous les jours qui s’attèlent à l’apprentissage puis à l’exercice d’un métier. »
- Josée Péloquin, directrice de l’École des métiers des Faubourgs-de-Montréal

Rôle essentiel de la FP dans la relance économique du Québec

Les métiers sont au cœur de l’économie et de nos vies. La pandémie l’a bien montré en mettant en lumière des secteurs d’activités dont la société ne peut se passer.

La pandémie a également montré la proximité quotidienne des métiers liés à la formation professionnelle. Les salons de coiffures qui fermaient et la nécessité de former 10 000 préposés aux bénéficiaires ne sont que quelques exemples de métiers qui, jusqu’alors dans l’ombre médiatique, ont soudainement été projetés à la une. Et selon la directrice, il est important de s’intéresser, sous un angle valorisant, aux programmes et secteurs de la formation professionnelle. Ils sont une partie de la réponse pour relever les défis de demain et assurer une transition dans la transmission du savoir.

Réorientation et adaptation

La formation professionnelle assure également un lien extrêmement important pour toutes personnes qui souhaitent se réorienter. La flexibilité de ces programmes et ses débouchés concrets en font un tremplin de qualité accessible à toutes et à tous.

La directrice précise ainsi que, en prenant l’exemple de l’École des métiers de l’horticulture de Montréal, la moitié des élèves détiennent un diplôme collégial ou universitaire. Ces personnes-là sont tout à fait capables de répondre à leurs mandats professionnels, mais elles ne s’accomplissent pas autant qu’elles l’auraient voulu. Elles souhaitent revenir sur un terrain plus concret et s’épanouir, quotidiennement, dans un métier plus proche de leurs valeurs.

Enfin, du côté pédagogique, la formation professionnelle s’est adaptée à la pandémie en développant des formations à distances, hybride, en vidéo, etc. Les équipes enseignantes ont relevé des défis gigantesques pour poursuivre la formation des élèves et maintenir le lien avec le marché du travail qui a un fort besoin de main-d’œuvre dans les secteurs de la santé, de la construction, etc.

Selon la directrice, les diplômés d’aujourd’hui incarnent la relance de demain et il est primordial de les mettre en lumière et de saluer le travail exceptionnel des équipes d’enseignants et de professionnels qui ont su maintenir l’offre de programmes de formation.

Portrait de l’École des métiers et des Faubourgs-de-Montréal
4000 élèves
350 enseignants
75 employés de soutien.
Secteurs : santé, soins esthétiques et mode

École des métiers de l’horticulture de Montréal
225 élèves
25 enseignants
Secteur : agriculture et pêche

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