Les Olympiades québécoises

Les Olympiades québécoises

Les Olympiades sont la plus grande compétition québécoise dédiée aux métiers professionnels et techniques. Elles mettent en valeur des centaines de jeunes qui choisissent de se qualifier dans les centres de formation professionnelle et les cégeps du Québec. Cet évènement biannuel permet aux meilleurs du Québec de représenter le Québec aux Olympiades canadiennes puis au Mondial des métiers qui réunit plus de 80 pays dans le monde sous la bannière WorldSkills International.

Promouvoir les métiers spécialisés et célébrer l’excellence du savoir-faire québécois

Les Olympiades québécoises sont un maillon essentiel afin de valoriser l’excellence du savoir-faire québécois, celui des élèves en formation professionnelle et des étudiants en formation technique mais également celui des enseignants et de l’ensemble du réseau de la formation professionnelle et des cégeps.

L’investissement des enseignants de la formation professionnelle et technique constitue la force de cet évènement. Dans le cadre des Olympiades québécoises, ils agissent à titre d’entraîneurs, de juges et d’experts. L’expert est un spécialiste de contenu, bien au fait des pratiques qui ont cours dans sa spécialité et capable d’organiser un concours destiné à l’ensemble des finalistes du Québec.

« Cela fait 25 ans que je suis en FP. Cela fait 25 ans que l’on dit que les métiers ne sont pas assez valorisées. Les olympiades répondent à ce besoin de valorisation des métiers mais également des élèves qui y participent. »

Josée Péloquin, directrice de l’École des métiers des Faubourgs de Montréal et de l’École de l’horticulture de Montréal.

On retrouve ainsi une trentaine de disciplines dans lesquels des centaines de compétiteurs de toutes les régions vont pouvoir mesurer leurs compétences (briquetage, carrosserie, coiffure, cuisine, infographie, soudage, électronique industrielle, etc).

Préparer l’entrée sur le marché du travail des diplômés

L’idée de chacune des épreuves est de recréer des situations vécues sur le marché du travail. L’expert qui conçoit les épreuves à réaliser prend ainsi le rôle d’un employeur lorsqu’il prépare les épreuves afin de proposer des conditions similaires à celles que les compétiteurs rencontreront dans l’industrie.

Quand les consignes sont présentées aux élèves, il leur est régulièrement rappelé qu’ils doivent accomplir un mandat pour un client. Plusieurs variantes sont aussi introduites afin de sortir du cadre scolaire et proposer une épreuve dans laquelle l’étudiant va devoir pousser ces connaissances encore plus loin.

« En tant qu’employeur quand tu vois la mention Olympiades sur le CV d’un chercheur d’emploi, tu sais déjà que cette personne-là s’est investie dans son domaine dans le cadre de ses études, qu’elle est sûrement motivée et qu’elle souhaite aller plus loin ».

Steve Collard, ingénieur électrique chez Festo et expert aux Olympiades

Il faut donc faire vivre aux élèves un aperçu de mandats à réaliser en milieu de travail. Pendant ces épreuves marathon réparties en 12 heures sur 2 jours, les élèves sont enfin amenés à développer un lien de collaboration et à se confronter à d’autres personnes, ce qui fait intégralement partie de l’apprentissage de préparation au marché du travail.

Faire découvrir l’importance des métiers spécialisés

Les Olympiades québécoises se transforment également en une formidable expérience d’immersion dans les métiers spécialisés pour les groupes scolaires qui découvrent les compétitions.

Les jeunes élèves peuvent non seulement découvrir des métiers mais également s’initier à plusieurs d’entre eux.

Le Rallye Touche-à-tout, par exemple, est un circuit populaire qui propose plusieurs stations interactives sur le site de compétition des Olympiades québécoises. Les activités exploratoires permettent aux visiteurs de manipuler des outils et de recréer des actions posées par les professionnels de divers secteurs d’activité de la formation professionnelle et technique.

« La visite permet à certains élèves de voir des métiers auxquels ils n’auraient jamais été exposés de façon aussi concrète.»
– École primaire Bois-Franc-Aquarelle, CSS Marguerite-Bourgeoys

Resserrer les liens avec l’industrie et les partenaires

Les Olympiades sont soutenues par une centaine de partenaires et commanditaires engagés ayant à cœur le succès des jeunes travailleurs de demain. Sans eux, le défi technique que représente l’organisation de concours dans 40 métiers spécialisés serait impossible.

La compétition québécoise permet également aux entreprises du Québec de voir en action les finissants en formation professionnelle et technique. Le lieu des compétitions est en fait, également, un lieu de rencontre pour de potentiels employeurs qui chercheraient à recruter les meilleurs dans leurs domaines.

Histoire des Olympiades québécoises

Inspirées des Jeux olympiques sportifs, les Olympiades des métiers et des technologies permettent aux jeunes Québécoises et Québécois inscrits dans un programme de formation professionnelle ou technique de relever le défi de la compétence et de devenir les meilleurs dans leur discipline.

L’idée d’une telle manifestation fut rapportée d’Europe en 1991 par un chargé de mission mandaté par le ministère de l’Éducation. En effet, les compétitions de métiers ont débuté en Espagne en 1950 sous la tutelle d’une organisation internationale, WorldSkills. Au Québec, Compétences Québec a été instituée en 1992 et dès lors, les premières Olympiades ont lieu sur le site d’ExpoCité, dans la Vieille-Capitale. En 1993, c’est Saint-Hyacinthe qui accueille l’événement, puis Hull en 1994. Par la suite, les représentants des différentes régions du Québec décidèrent de tenir les Olympiades à tous les deux ans. En 1996 et en 1998, c’est au tour de Montréal d’accueillir la finale provinciale. Depuis, cet événement a lieu dans la Capitale-Nationale au Centre de foires de Québec.

Le parcours des Olympiades commence dans les centres de formation et les collèges participants. Les meilleurs de chaque établissement se retrouvent ensuite aux compétitions régionales. Les lauréates et les lauréats de chaque région peuvent accéder aux Olympiades québécoises qui réunissent plus de 250 finalistes dans plus de trente disciplines en compétition. Par la suite, les candidates et les candidats qui répondent aux critères de sélection peuvent être invités à représenter le Québec aux Olympiades canadiennes, puis participer au Mondial des métiers.

Depuis la première édition de l’événement, des milliers de jeunes et d’adultes ont participé aux Olympiades lors de compétitions locales, régionales et provinciales. Plus de 150 centres de formation professionnelle et collèges ont contribué au succès des récentes éditions de cet événement qui rassemble chaque fois plus de 200 juges de l’industrie.

Plus que de simples compétitions, les Olympiades témoignent du talent, de la compétence et du savoir-faire acquis par les jeunes au cours de leur apprentissage. Elles permettent de valoriser et de promouvoir la formation professionnelle et technique auprès de la population en général et des jeunes en particulier.

Les Olympiades dans le monde

Les grands pays industrialisés ont adopté la formule des compétitions de métiers afin de valoriser et de promouvoir leurs programmes de formation.

Dès 1950, l’Espagne met sur pied les premières compétitions en formation professionnelle afin de valoriser et de promouvoir les métiers qui sont, en ces temps d’après-guerre, boudés par les jeunes. Rapidement, d’autres pays européens adoptent ces jeux olympiques des métiers et s’associent pour fonder l’organisme européen qui, dix ans plus tard, sera connu sous le nom de WorldSkills International.

>Du côté américain, on note la formation de clubs de jeunes dont l’objectif est de mettre à l’avant-plan leurs capacités de leadership, mais aussi de permettre aux nouveaux diplômés de concourir dans leur domaine de compétence.

Malgré les différences notables entre les deux formules, les objectifs de ces concours sont semblables, c’est-à-dire promouvoir les métiers spécialisés et montrer au public que les jeunes acquièrent des compétences hors du commun en apprenant un métier.

Ce n’est qu’en 1991 que le Québec découvre tout ce que recèlent ces concours de métiers. Répondant à une invitation d’un membre des Compagnons du Devoir du Tour de France, organisme français ayant pignon sur rue à Montréal, un émissaire du ministère de l’Éducation se rend à Amsterdam pour assister au Mondial des métiers. Séduit par la formule, le Québec s’inspire du modèle de WorldSkills et met rapidement sur pied un projet d’Olympiades. Pour l’occasion, la société sans but lucratif appelée Compétences Québec est instituée et mandatée pour organiser les Olympiades québécoises de la formation professionnelle et technique.

Dès 1992, une première édition des Olympiades a lieu. Ce nouvel événement est acclamé par le réseau de la formation professionnelle. Au sortir des premières compétitions, un contingent de lauréates et de lauréats s’envole pour les États-Unis afin de se mesurer à la relève de différents États. Les jeunes Québécois reviennent du championnat américain avec plusieurs médailles, ce qui donne à penser que l’on sera sans doute en mesure de rivaliser avec les meilleurs espoirs sur la scène internationale.

L’Ontario, qui s’intéresse à la formule américaine depuis 1989, s’allie au Québec, à l’Alberta et à la Colombie-Britannique pour instituer un organisme canadien chargé de coordonner un concours national. Le projet se concrétise et dès 1994, les premières Olympiades canadiennes de la formation professionnelle et technique ont lieu à Hamilton.

Le Québec, chef de file des concours de métiers spécialisés

Depuis 1992, les Olympiades québécoises et technique sont bien ancrées dans la tradition tant québécoise que canadienne. Les centres de formation professionnelle et les cégeps en ont fait leur fête de la compétence.

Chacune des régions du Québec s’est dotée d’un comité de coordination permettant de tenir des compétitions locales et régionales en vue de présenter une équipe à la finale québécoise. Ainsi, les meilleurs jeunes plombiers, mécaniciens, cuisiniers et informaticiens ont une occasion unique de démontrer qu’ils sont les meilleurs dans leur métier respectif.

Le Québec participe aux Olympiades canadiennes depuis 1994, un concours qui s’adresse aux 10 provinces et aux 3 territoires du pays. Plus de 500 jeunes dans plus d’une quarantaine de disciplines professionnelles tentent de gravir les marches du podium. Cette compétition, très relevée, exige que chacun témoigne de l’excellence de son savoir-faire.

L’Équipe Québec figure sur les trois premières places du podium lors de toutes ses participations. Le succès des jeunes démontre aussi la performance du système de formation professionnelle et technique du Québec, apte à produire des travailleurs très compétents.

Sur la scène mondiale, le Canada participe à chacune des éditions organisées par WorldSkills international depuis 1993. Ce concours englobe 50 disciplines professionnelles et rassemble maintenant plus de 1 000 jeunes en provenance de 80 pays. L’Équipe Canada est composée d’une majorité de Québécoises et de Québécois et ce, depuis le début de sa participation.

Grâce aux Olympiades, le réseau de la formation professionnelle et technique du Québec a rejoint les plus performants du monde. Ce succès est attribuable à la qualité de la formation, bien entendu, mais nous devons également saluer la compétence et la passion du personnel enseignant qui prépare cette élite, sans oublier le rôle central des centres de formation professionnelle et des départements techniques des cégeps qui leur apportent un soutien digne de mention.

Tous ces jeunes médaillés, championnes et champions régionaux et internationaux servent de modèles à l’ensemble de la jeunesse québécoise.

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