NANCY SAMSON, PASSIONNÉE DU CHOCOLAT ET DES OLYMPIADES
01 Décembre 2021

{Nancy Samson, passionnée du chocolat et des Olympiades}

À la rencontre de Nancy Samson, maître chocolatière, enseignante en pâtisserie depuis 32 ans, propriétaire de la chocolaterie Samson à Trois-Rivières et juge aux Olympiades québécoises des métiers.

Bonjour Nancy, parlez-nous de votre métier de chocolatière en quoi cela consiste-t-il ?

Cela consiste à transformer la matière en moulage de chocolat ou en petites bouchées et à agencer des saveurs qui s’accordent bien avec le chocolat, à composer de belles boîtes de chocolats pour les différentes fêtes, par exemple. Actuellement, la tendance est «bean-to-bar», plusieurs partent de la fève. Nous ici, nous partons du chocolat.

Il existe deux approches : la Belge et la Française. Les pralines belges sont plus grosses, avec de longues conservations alors que l’approche française propose de plus petits chocolats et des ganaches plus fines. Je suis de cette école.

Vous êtes enseignante depuis trois décennies; qu’est-ce qui maintient votre passion ?

Oui, j’ai été la première femme enseignante en pâtisserie au Québec, J’ai toujours été émerveillée par les techniques. Personnellement, si je participe à un perfectionnement, même si je n’y apprends qu’une petite chose, je suis heureuse. J’aime posséder ma matière et transmettre ces techniques à mes élèves. J’aime observer mes élèves, voir les talents se développer, les mains en disent beaucoup.

Est-ce difficile de faire sa place comme femme en pâtisserie ?

Oui, tout le temps! C’est difficile, car les femmes sont obligées de prouver constamment aux gars qu’on est capable. Il y a des blagues machos.

Qu’est-ce qui vous motive à participer aux Olympiades des métiers ?

C’est la plus belle rencontre du genre qu’il y a au Québec; les jeunes peuvent s’y mesurer, on s’y fait des camarades de compétition, on observe les tendances, les élèves ont l’occasion de se mesurer aux autres et les écoles sont challengées. Ça donne une reconnaissance et un prestige au métier! Tant qu’on n’a pas vécu les Olympiades, on ne peut pas le décrire.

Que diriez-vous à un jeune qui souhaite suivre vos traces ?

D’être passionné, persévérant et de ne pas ménager ses efforts, de répéter le geste. La chocolaterie et la pâtisserie exigent de la dextérité, il faut la développer, répéter les gestes, encore et encore. Je leur dis souvent :

« Vous irez aussi loin que vous oserez. Il faut croire en ses propres rêves. »
Pour en savoir plus sur : le DEP en pâtisserie sur AdmissionFP.

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